Avis de bebedamour
Dernier film réalisé par Pier Paolo Pasolini qui sera assassiné peu après sa sortie, celui-ci est inspiré à la fois de l'œuvre du marquis de Sade, "Les Cent Vingt Journées de Sodome", et des événements qui se sont déroulés dans la ville de Salò, au nord de l'Italie, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, lorsque Mussolini s'y est réfugié face à l'avancée des Alliés par le sud et y a fondé une république fasciste, la République sociale italienne.
L'action commence à Salò, l'équivalent du Vichy italien donc, par la réunion de quatre notables riches et d'âge mûr (le Duc, l'Evêque, le Juge et le Président) qui décident de réaliser leurs folles obsessions sexuelles en s'isolant dans un palais. Après cette entrée en matière, le film se divise en trois tableaux ou cercles, allusion à l’Enfer de la Divine Comédie de Dante.
Le premier se nomme le "cercle des passions", il est l'occasion de diverses scènes de viol sur des adolescents.
Le deuxième est celui du "cercle de la merde", où les victimes doivent notamment se baigner dans des excréments ou manger les fèces du Duc.
lLe dernier jour est celui du "cercle du sang", et l'occasion de diverses tortures et mutilations et finalement de meurtres des adolescents, le tout crûment montré dans un scénario proche de la réalité (vision au travers de jumelles).
Le film est ainsi minutieusement construit comme une descente progressive à travers différents cercles de la perversité. Pasolini considère ici la libération sexuelle comme une tromperie. Il s’élève contre la société de consommation et le capitalisme qui asservissent la sexualité, qui devrait être libératrice et gracieuse, pour en faire une simple marchandise à consommer, sans égard pour la dignité humaine. Avec de telles inspirations, un tel sujet licencieux et des scènes finales difficiles à soutenir, le film a fait scandale lors de sa sortie et a été interdit ou censuré dans de nombreux pays pendant plusieurs années, y compris en Italie.
L'action commence à Salò, l'équivalent du Vichy italien donc, par la réunion de quatre notables riches et d'âge mûr (le Duc, l'Evêque, le Juge et le Président) qui décident de réaliser leurs folles obsessions sexuelles en s'isolant dans un palais. Après cette entrée en matière, le film se divise en trois tableaux ou cercles, allusion à l’Enfer de la Divine Comédie de Dante.
Le premier se nomme le "cercle des passions", il est l'occasion de diverses scènes de viol sur des adolescents.
Le deuxième est celui du "cercle de la merde", où les victimes doivent notamment se baigner dans des excréments ou manger les fèces du Duc.
lLe dernier jour est celui du "cercle du sang", et l'occasion de diverses tortures et mutilations et finalement de meurtres des adolescents, le tout crûment montré dans un scénario proche de la réalité (vision au travers de jumelles).
Le film est ainsi minutieusement construit comme une descente progressive à travers différents cercles de la perversité. Pasolini considère ici la libération sexuelle comme une tromperie. Il s’élève contre la société de consommation et le capitalisme qui asservissent la sexualité, qui devrait être libératrice et gracieuse, pour en faire une simple marchandise à consommer, sans égard pour la dignité humaine. Avec de telles inspirations, un tel sujet licencieux et des scènes finales difficiles à soutenir, le film a fait scandale lors de sa sortie et a été interdit ou censuré dans de nombreux pays pendant plusieurs années, y compris en Italie.


chouchi27


