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Enveloppé d'un voile de douceur et de mystère, ICO insuffle un apaisant vent de fraîcheur à la PlayStation 2. Rarement une aventure n'avait autant marqué par l'originalité de sa quête, par la force des sentiments qu'elle véhicule. Cette histoire tragique, c'est celle d'une rencontre entre un jeu garçon, nommé ICO, et Yorda, douce princesse au corps de lumière. Perdus dans la brume et enfermés dans une sombre citadelle, ces deux enfants vont lentement apprendre à se connaître, à s'entraider... à s'aimer. Reprenant les bases édifiées par le mythique Prince Of Persia , ICO est un jeu où réflexion et habilité cohabitent en permanence. En effet chaque salle du château représentera une forme de casse-tête. En effet si ICO peut bondir, s'accrocher in extremis aux rochers ou combattre les êtres de brumes, seule la frêle Yorda peut briser les sceaux maléfiques commandant l'ouverture des portes. Il vous faudra donc trouver la meilleure manière d'appréhender chaque précipice, ou encore comprendre comment atteindre telle ou telle plate-forme avec vos deux personnages. Heureusement la jouabilité a été particulièrement peaufinée et la souplesse des déplacements s'avère remarquable. Pour faciliter l'ergonomie, au cours du jeu vous ne dirigerez en fait qu'ICO, et d'une simple pression sur une touche, vous pourrez appelez Yorda qui tentera alors de vous rejoindre. Lors de ses séquences, les animations impressionnent. Vos petits protégés se parlent, se tendent la main avec douceur, si bien qu'on s'accroche très vite à ces jeunes héros si touchants. Graphiquement, la fameuse Emotion Engine réalise aussi de véritables prouesses. L'univers 3D s'illustre par son gigantisme, et par la vie qui l'anime (le vent agite les feuilles des arbres, des oiseaux viennent gazouiller à vos pieds, le soleil irradie l'écran). Rarement l'immersion n'avait été aussi forte. Par l'intermédiaire d'ICO, c'est le monde relativement macho du jeu vidéo qui tend délicatement une main vers un public moins bourrin, plus féminin. Un chef-d'uvre ! --Nobuo
Critiques et avis
de marionette ICO est un jeu aussi magnifique que son titre est peu évocateur... Il me semble néanmoins qu'"ico" signifie "allons-y" dans la langue de Yu Suzuki, mais j'en suis moyennement sûr. Peu importe, derrière cette appellation ésotérique se cache un gameplay aussi original que prenant, et une ambiance d'une poésie fantasmagorique à laquelle il est difficile de ne pas adhérer, à moins d'être aussi sensible que Mr T dans Rocky III... Dans ICO, l'on incarne un jeune incompris d'une culture imaginaire, sacrifié par les siens pour contenter les Dieux impitoyables semant la terreur en ce bas monde. Une corne en moins sur son casque, le jeunot réussit à fuir son triste destin par miracle, et doit retrouver son chemin dans le donjon en lequel il a failli passer ses derniers jours. C'est alors qu'il fait la connaissance de Yorda, une fille d'une beauté pure et sincère, symbolisée par son extrême blancheur et sa belle robe de soie, qui était encagée, telle une vulgaire manante... En galant homme improvisé, on aura à aider Yorda à sortir par tous les moyens de cet enfer, et, avec force coups de bâton ou d'épée, mettre un terme aux attaques des esprits noirs. A pleurer tellement c'est beau ! de longwor Ico est un jeu sublime, carrément, à mon goût, une oeuvre d'art. Plus qu'un jeu, c'est d'ailleurs à une véritable expérience interactive à vivre et à partager à laquelle on est convié ("l'émotion engine" de la PS2 n'a jamais aussi bien porté son nom !). La première chose est qu'il est tout simplement beau. Techniquement, la console est méconnaissable. Les décors sont gigantesques et pourtant, elle n'éprouve aucune difficulté pour les afficher. En extérieur, la vue porte à des kilomètres ! Artistiquement, Ico reste toujours cohérent dans son style graphique et sonore. Les éclairages sont étonnants. Le placement et les mouvements de la caméra sont également un élément novateur de ce jeu. Ils lui confèrent une mise en scène cinématographique très réussie. Le gameplay est à la fois simple (plusieurs boutons de la manette ne servent pas) et d'une richesse satisfaisante. Si l'on est un peu maladroit au bord d'un précipice, Ico remuera les bras pour retrouver l'équilibre ; et s'il chute, il se rattrapera in-extremis du bout des doigts. Pas besoin d'une dextérité improbable ou de réflexes très aguerris, car ce sont plus les qualités d'observation et de réflexion qui sont mises à l'épreuve dans ces puzzles architecturaux originaux et variés. Mais, au-delà de l'aspect purement technique et du gameplay, c'est surtout l'émotion qui se dégage de ce jeu qui marque et fait que l'on s'en rappelle très longtemps après l'avoir vécu. Les personnages sont réellement attendrissants et attachants. Le scénario, bien que relativement simple (ce qui ne veut pas dire simpliste) fait de cette histoire, une histoire de liens (au propre comme au figuré) très forts : entre Ico et sa princesse, entre le joueur et son personnage. Et il n'est pas rare de trembler pour eux, pour nous, avec eux lorsque les ombres attaquent...Alors, certes la durée de vie n'est pas très conséquente mais largement suffisante pour nous tenir en haleine quelques heures. Prendre le temps d'observer les décors pour trouver une solution, pour leur beauté...est d'ailleurs l'un des atouts majeurs du jeu. Ico mise réellement sur l'intensité de l'émotion et c'est une réussite.