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Timecode

paru le27/10/2003avec Xander Berkeley, Golden Brooks, Saffron Burrows, Viveka Davis
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Critique de husky63L’HISTOIRE

Plusieurs professionnels du cinéma cherchent à monter leur nouveau film et à trouver les bons acteurs. Au sein de ces personnes se trouve un réalisateur inspiré, un producteur déprimé, une actrice ambitieuse et des personnalités de toutes sortes dont les destins se croisent.

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PRESENTATION

Un film atypique qui ne ressemble à rien de ce qu’on a déjà vu. Le principe est de diviser un écran (en 4/3 pour l’occasion, dommage pour ceux qui ne jurent que par le 16/9) en 4 et d’y faire défiler 4 histoires tournées en temps réel dont les personnes concernées se croisent, passant d’un écran à l’autre. 4 caméras qui filment sans la moindre coupure durant 1h30 des acteurs qui improvisent, faisant de TimeCode un véritable exercice de style que j’étais curieux de découvrir. Et que je conseille.

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REALISATION

La réalisation est brillante. Vu dans son ensemble, on peut facilement qualifier ça de génie. Mis de côté, cela ressemble à un téléfilm. Mais l’habileté de cet assemblage est telle qu’il faut bien reconnaître que le cinéaste Mike Figgis fait preuve d’audace et d’une grande imagination. Dommage qu’il n’ait pas osé poussé le bouchon plus loin.

Ainsi, à une heure bien précise, selon un plan avec quelques indications qui devaient se produire à un instant bien précis, Mike Figgis a sonné le coup d’envoi et 4 caméras se sont mises à filmer sans le moindre arrêt durant 1h30, sans jamais se croiser. Une petite prouesse.

C’est vraiment déconcertant au début de voir ces 4 écrans et tous ces personnages. On ne sait pas où déposer les yeux, on ne sait pas quelle histoire suivre, on ne sait pas où donner de la tête. Heureusement, Mike Figgis a eu la bonne idée de concentrer le spectateur sur certaines séquences en baissant le son d’un écran et en le montant sur un autre, attirant immédiatement notre regard. Et cela marche plutôt bien. On est curieux, on est perdu, c’est à la fois étrange, nouveau et complexe, un sentiment qui ne nous permet pas de savoir si on aime ou pas.

1h30, c’est la durée du film. Divisé en 4, c’est pas moins de 6h d’images qui défilent sous nos yeux dans ce laps de temps. On est donc tenté de remettre le film au début, dans l’idée de découvrir des images qui seraient passées inaperçues la première fois. Et effectivement, si Mike Figgis sait détourner notre attention, il a su aussi faire preuve d’un savoir faire. Certaines scènes nous passent volontairement sous le nez. Il faut donc le revoir pour en comprendre toutes les nuances.

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SCENARIO

C’est là sans doute le gros point faible du film. Si l’idée était à l’origine une véritable trouvaille, il aurait fallu que le scénario suive. Le problème étant qu’il n’y avait aucun scénario et que les acteurs ont improvisé toutes leurs scènes en fonction d’un planning bien défini, seules certains séquences étaient prévues à tel moment et devait correspondre à leurs faits et gestes. Du coup, les dialogues paraissent bien fades et les situations souvent ennuyeuses. L’originalité demeure donc uniquement dans le fait de l’improvisation qui nous permet de constater avec quel talent les acteurs parviennent à tenir leur rôle en direct sans la moindre coupure de caméra.

L’histoire n’a rien d’intéressant. Les aventures sur 1h30 de quelques personnes liées au cinéma ne peuvent vraiment attirer notre attention que s’il s’y passe quelque chose de concret. Hors, nous avons le droit à des personnes qui se droguent à plusieurs reprises, qui couchent ensemble en cachette, qui cherchent à faire un film ou à être engagé dans le film, à se réunir autour d’une table pour parler affaires. Ajoutez à cela 2 ou 3 tremblements de terre qui ne font aucun dégât et qui durent moins de 5 secondes à chaque fois, on obtient un récit peu avantagé.

Le seul petit point que j’ai trouvé intéressant, c’est lorsque l’une des intervenantes parle de produire un film qui serait divisé en 4 écrans et envisage des scénarios qui sont à eux seuls plus passionnants que TimeCode lui-même.

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VERDICT

Un vrai exercice de style qui n’a jamais été fait avant. Un film très rare, devenu difficile à trouver et qui, s’il ne possède pas une histoire intéressante, est à découvrir ne serait-ce que pour l’idée très originale du réalisateur. Au moins, ce film, une fois qu’on l’a vu, il marque les esprits.

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