Critiques et avis

de
eolineExtraits :
(...)
"Imagine, maintenant : un piano. Les touches ont un début. Et les touches ont une fin. Toi, tu sais qu'il y en a quatre-vingt-huit, là-dessus personne peut te rouler. Elles sont pas infinies, elles. Mais toi, tu es infini, et sur ces touches, la musique que tu peux jouer elle est infinie. Elles, elles sont quatre-vingt-huit. Toi, tu es infini. Voilà ce qui me plaît. Ca, c'est quelque chose qu'on peut vivre. Mais si tu/
Mais si je monte sur cette passerelle, et que devant moi/
Mais si je monte sur cette passerelle et que devant moi se déroule un clavier de millions de touches, des millions, des millions et des milliards/
Des millions et des milliards de touches, qui ne finissent jamais, c'est la vérité vraie qu'elles ne finissent jamais, et ce clavier-là, il est infini, alors/
Sur ce clavier-là, il n'y a aucune musique que tu puisses jouer. Tu n'es pas assis sur le bon tabouret : ce piano-là, c'est Dieu qui y joue/
Nom d'un chien, mais tu les as seulement vues, ces rues?
Rien qu'en rues, il y en avait des milliers, comment vous faites là-bas pour en choisir une/
Pour choisir une femme/
Une maison, une terre qui soit la vôtre, un paysage à regarder, une manière de mourir/
Tout ce monde, là/
Ce monde collé à toi, et tu ne sais même pas où il finit/
Jusqu'où il y en a/
Vous n'avez pas peur, vous, d'exploser, rien que d'y penser, à toute cette énormité, rien que d'y penser? D'y vivre.../
Moi, j'y suis né, sur ce bateau. Et le monde y passait, mais par deux mille personnes à la fois. Et les désirs, il y en avait aussi, mais pas plus que ce qui pouvait tenir entre la proue et la poupe. Tu jouais ton bonheur, sur un clavier qui n'était pas infini.
C'est ça que j'ai appris, moi. La terre, c'est un trop long voyage. Une femme trop belle. Un parfum trop fort. Une musique que je ne sais pas jouer. Pardonnez-moi. Mais je ne descendrai pas."
un livre qui m'a donnée envie de lire d'autres livres de cet auteur...

de
fredebCe livre est une petite perle... le genre de livre qu'on achète plusieurs fois parce qu'on souhaite le prêter ou l'offrir à beaucoup... L'écriture d'A.Baricco à ceci de magnifique qu'elle laisse entendre le rythme et les sons de l'univers dans lequel on est invité. Dans Novecento : pianiste, il est question de musique, il est question de mer... et c'en est beau de presque pouvoir entendre et cette musique, et cette mer... Baricco a un style d'une finesse rare pour cela notamment... Et cette histoire, celle de Novecento, improbable et saisissante, laisse un sourire aux lèvres et dans le fond, la certitude qu'on ne l'oubliera pas. Qu'elle est de ces histoires que l'on gardera et prendra plaisir à relire bien des fois... Un petit livre, certes... mais aussi et surtout, un petit trésor.

de
Jarkov33Un livre étonnant. Je ne croyais qu'un si petit livre pouvait contenir autant d'humanité. Je l'ai appris avec cette leçon de vie improbable, stupéfiante et insolite. L'histoire de Noveccento est l'histoire de toute homme : naissance, mort, ... Un livre qu'on a envie de faire partager à tous.