Critiques et avis

de
elodidi3Un classique très connu. Une idée de ce que pourrait devenir le monde, tout le monde en permanence se surveille, nos moindres pensées découvertes, plus aucune intimité, les droits les plus simples et pourtant fondamentaux bafoués. Ce livre nous fait nous poser beaucoup de questions . Au milieu de toute cette tension, une histoire d'amour allège un peu le ton... Enfin alleger...si on peut dire , vu les conséquences!

de
johwebUn chef-d'œuvre de la science fiction. Une histoire d'amour dans un monde totalitaire où tout est contrôlé. Ce livre nous fait réfléchir à ce que pourrait être l'avenir, voire même à ce qu'est le présent... A recommander à tous, même les non fans de science fiction.

de
Hoshi19Un livre excellent, une grande oeuvre ! Certains le trouvent lourd à lire, mais je ne suis pas de cet avis. L'atmosphère ressentie est étrange, et l'histoire passionnante. Au-delà de celle-ci, le lecteur est amené à réfléchir sur le système de la dictature (et sur les systèmes politiques en général) lorsqu'elle est poussée à l'extrême, mais aussi sur les manipulations des hommes et des faits, ou encore sur des notions bien plus vastes. Il n'est pas ennuyeux pour autant ! On ressent généralement le suspens dans un film, et bien ce livre fait ressentir cela tout aussi bien, surtout à la fin ! Un régal, et constructif en plus !

de
ophelilieEn ouvrant ce livre, je ne m'attendais pas à y trouver une histoire aussi sombre. On en vient à se sentir aussi oppressé et perturbé que le héros lui-même, qui nous dépeint ce monde dans lequel il vit, plein de haine et de morts. La liberté est interdite, l'amour est annihilé, la singularité est effacée... On se demande du début à la fin si un quelconque espoir existe... Jusqu'au bout, on retient son souffle.

de
museoliveLe roman d'anticipation par excellence, suivi de près par "Le meilleur des mondes", d'Aldous Huxley. Combien de non-lecteurs de bonne littérature découvriraient à quel point Big Brother n'est plus très loin, de nos jours, quand on sait que la ville de Londres est truffée de caméras, et que l'on commence à en parler par chez nous... Mais, lire, c'est trop fatiguant! Vaut mieux regarder la télé! L'histoire : Orwell décrit une Grande-Bretagne fraîchement anéantie par une guerre nucléaire, dans les années 1950, où s'est imposé un régime totalitaire, à mi-chemin entre le nazisme et le stalinisme. La figure omniprésente, oppressante (pour le personnage principal, Winston Smith, comme pour le lecteur), tutélaire, répressive (tout à la fois !) de Big Brother, chef suprême du Parti unique, impose à longueur de journée ce qu'il faut penser, qui il faut considérer comme l'ennemi (car on ne peut s'identifier que par rapport à l'Autre). Winston Smith, auprès de qui l'on découvre cette société ultra-totalitaire, semble se poser des questions, en se pinçant de les avoir, en connaissance des représailles. Car tout est là : la "novlangue" (langue ré-inventée, vidée de toute profondeur, de toute nuance, de toute culture... une écriture SMS, en somme), les "télécrans" (comme à Londres!), les ministères (habilement baptisés par Orwell "de la Vérité", afin de diffuser le mensonge, "de la Paix", afin d'organiser la guerre contre les ennemis, etc. "de la Solidarité", pour laisser tomber ceux qui sont dans le besoin -mais ça, c'est pas dans un roman...) qui contrôlent les moindres faits et gestes des habitants. Les relations entre les gens sont vidés de toute humanité (est-ce pessimiste que de se demander si nous sommes si loin de cette absence déshumanisation de l'être humain, quand plus rien d'autre que l'argent ne compte et ne donne de la "valeur"?), de tout sentiment : même la relation cachée avec Julia qu'a Winston Smith, qu'Orwell décrit tellement bien, si bien que l'on se prend à espérer, pour eux, pour l'Humanité... va être anéantie par le Parti, les deux protagonistes étant arrêtés, torturés, leurs souvenirs et leurs pensées lessivés. On n’oubliera pas que "1984" a été écrit juste après la Seconde Guerre mondiale (1948, le titre étant né de l'inversion du 4 et du 8, l'éditeur d'Orwell refusant que le titre soit "1949"), alors que certains rapportaient les horreurs des goulags d'Union Soviétique, après celles des camps d'extermination nazis : le totalitarisme s'impose comme un sujet politique, philosophique et sociologique central dès cette époque, qui sera traitée par les grands esprits de ce temps (Hannah Arendt en tête -notamment son idée de la "banalité du mal", et Raymond Aron). Mais qui échappera tout de même à Jean-Paul Sartre : engagé, mais pas clairvoyant... Un livre purement extraordinaire, indispensable pour demain et assez simple à lire !

de
melodream1984 est un livre que j'ai lu en anglais dans une version simplifiée. C'est une histoire poignante. C'est vraiment prenant. On se demande ce qui va se passer ensuite. La partie qui m'a le plus intriguée, est sans doute la destruction mentale de Winston. C'est une belle réflexion sur l'interdiction de penser que nous propose ici Orwell. C'est un livre que j'ai bien aimé même si certains passages étaient un peu durs à comprendre. C'est bien écrit et le roman 1984 pourrait signifier 1948, la vision d'un après-guerre.