Critiques et avis

de
laraclamourLondres, le décès d’une jeune fille, un journal intime. Ces quelques éléments suffisent à nous faire rentrer dans un monde parallèle : la mafia russe partagée entre corruptions, assassinats, prostitutions, trafics en tout genre ...
Jusque-là, pas de surprise car Les Promesses de l’ombre traite d’un sujet déjà exploité par de nombreux réalisateurs (Francis Ford Coppola, Martin Scorsese…). En effet nous retrouvons certains personnages « type » : le parrain, le fils névrosé et l’infiltré, ce qui nous empêche quelque peu d’entrer dans l’histoire avec un regard naïf, sans expérience. On connaît ces ambiances, ces personnages que l’on devine à l’avance certaines choses, comme le fait que Viggo Mortensen est l’infiltré…
Ce film aurait pu être des plus banals si Cronenberg s’en était arrêté là, mais il y ajoute son propre style, son regard sur les choses.
En effet, on remarque chez lui une certaine fascination pour le sang tant les scènes d’égorgements sont à la limite du gore, de l’insupportable. Ces dernières sont d’autant plus fortes qu’il les filme en plan serré (le regard du spectateur ne peut échapper à ces gorges ensanglantées) et les alternant avec un gros plan sur le visage des témoins, où l’on lit l’horreur dans leur yeux.
On ne peut omettre de mentionner la scène du sauna, où le spectateur évacue son angoisse par le rire, face à un combat des plus bestial, où le héros est mis à nu.
De plus la voix-off, qui ne cesse de se répéter, nous dévoile au fur et à mesure les atrocités de cette mafia, jouant un rôle fondamental dans le conditionnement psychologique du spectateur, qui n’est en aucun cas épargné.
Les promesses de l’ombre ne serait rien sans la fabuleuse interprétation de Viggo Mortensen métamorphosé et le jeu excessif de Vincent Cassel à la justesse de son rôle.
En quelques mots, ce film tient ses « promesses », mais on peut tout de même lui reprocher quelques petits détails en trop : un baiser inutile et un Cassel en pleurs à la limite du ridicule, tant la tendresse n’a pas lieu d’être dans cette œuvre.

de
Jarkov33Je pourrais m'accorder sur le point de vue de laraclamour si ce n'est des points de détails divergents ! L'histoire est certes intéressante, mais pas très originale et on découvre vite le pot aux roses concernant l'ambiguïté du personnage de Viggo Mortensen ! Croneneberg par des silences, des scènes lentes et diffuses alternant avec une violence gratuite et du sang à profusion, voire des scènes dont l'inutilité paraît flagrante, permet de rendre ce film tonique et tient le spectateur en haleine !
Quant à l'interprétation, on saluera la prestation bonne et honnête de Naomi Watts dont la beauté et bonté candides tranchent avec la noirceur des âmes des personnages !
Vincent Cassel est excellent dans ce rôle, avec un jeu excessif qui permet de faire prendre corps à ce personnage de voyou paumé ! Quant laraclamour se plaint des larmes de cassel, c'est extraire ce passage du contexte dans lequel justement c'est l'émotion et la tendresse qui permettent le tournant de l'histoire ! L’histoire d'amour et la scène finale où les portaonistes s'embrassent est cependant des plus inutiles !
Enfin, ce film ne serait rien sans la magistrale prestation de Viggo Mortensen qui incarne avec force et froideur ce personnage de mafieux russe ! Un chapeau donc à ce grand acteur qui fait la réussite de ce film !
En résumé on peut dire que ce film est plutôt classique et qu'il ne doit être vu que pour le jeu de Mortensen ! Cependant, il est largement mieux que le dernier opus de Cronenberg : History of violence! À vous de juger donc !