Critiques et avis

de
laraclamourMichael Clayton, premier film de Tony Gilroy, scénariste de la saga grand public « Jason Bourne », reste ancré dans un univers de thriller déjà bien exploité par ce dernier.
Dès les premiers instants, nous sommes plongés dans une atmosphère sous tension (la bande son nous fait pénétrer et nous enferme dans l’action, une voix angoissante sur un répondeur contribue à nous perdre).
Deux thèmes en parallèle : le retournement d’un avocat (Arthur Edens) contre la grande firme pour laquelle il travaille et le portrait d’un homme dévasté, Michael Clayton (homme à tout faire de son cabinet, divorcé, ne réussissant pas à créer de lien avec son fils, joueur, ruiné par de mauvais placements…). Ce dernier est interprété à merveille par Georges Cloney (par ailleurs producteur exécutif de ce film) qui considère ce rôle comme un engagement politique.
Ce personnage est opposé à Karen Crowder (Tilda Swinton), dont la dureté et la froideur avec laquelle elle ordonne l’assassinat d’Arthur Edens, nous glace d’effroi.
Par ailleurs, on note l’originalité du scénario dans le choix du réalisateur de développer l’action sur les 4 jours qui précèdent le début du film.
Pour conclure, ce film, aux accents engagés, est une belle peinture de l’aspect névrotique de la société américaine. Il aurait pu être des plus intéressant, mais son côté thriller hollywoodien lui fait perdre de sa crédibilité : on se demande comment ces gens de pouvoir ont pu croire à la mort de Michael dans sa voiture (il se débarrasse d’une manière un peu ridicule de sa montre et de ses papiers dans les flammes de sa voiture) et ainsi qu’à la fin, où tout ce termine bien, le « gentil » a réussi à coincer la « méchante ».