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GTA IV

paru le15/04/2008de Take 2

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Résumé

Xbox 360

Critiques et avis

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Critique de Amok66Les Belles Surprises:
- Niko Bellic. Première vraie surprise. Incarner un émigré Serbe aurait pu être très vite lassant ou ridicule, mais Niko est un personnage plein de charisme, avec un accent qui plonge tout de suite dans l'ambiance. C'est autre chose que la guimauve de Vice City Stories. "Je ne veux pas tuer les gens, c'est mal, mais j'y suis forcé, voilà pourquoi je sème des centaines de cadavres sur mon sillon".
- Le jeu ne tourne plus autour du personnage principal. Ouf ! Oui Vice City était un très bon jeu, mais honnêtement, voir Tommy Vercetti conquérir la ville entière et de manière incontestable en moins d'un mois de temps virtuel, c'était limite comique. Ici le personnage reste un célèbre anonyme, et franchement c'est pas plus mal.
- Les détails qui tuent. Je me souviens encore de mon premier accident de voiture réellement violent et frontal. Voir passer Niko par le pare brise pour rouler sur la chaussée en laissant des éclaboussures de sang derrière lui, avant de le voir se faire à nouveau rouler dessus par un 4x4 m'a laissé sans voix. Et je ne parle pas des impacts de balles sur les véhicules ou sur les murs, ni des explosions proprement magnifiques, je ne parlerai pas non plus du sang sur le pare brise d'une voiture lorsque on en tue son conducteur, et encore moins du fait que les voitures n'explosent pas aussitôt qu'elles ont les 4 roues en l'air. Des tas d'autres petits détails, que je ne citerai pas car trop nombreux, font aussi de ce jeu une petite perle de réalisme. Des passants qui sortent leur parapluie quand il pleut par exemple.
- Les fusillades. Incontestablement, du point de vue des fusillades, GTA IV est le meilleur des GTA. Bon Dieu mais quel pied de pouvoir se planquer derrière une bagnole criblée de balles tout en aspergeant au hasard les flics d'en face, en espérant qu'ils s'en prennent une dans la tête avant que les renforts n'arrivent. Sans compter les fusillades en missions, comme par exemple le braquage de banque foiré. La meilleur course/fusillade que j'ai vécu dans un GTA, et même dans un jeux vidéo tout court. J'étais aux anges devant mon écran.
- Les choix à faire. Dois je tuer untel ou untel ? Collaborer avec un traître ou lui loger une balle dans la tête ? Suis je un sadique assoiffé de sang, ou un sage miséricordieux ? Chacun peut faire son choix, et réécrire son propre GTA. Plutôt sympa d'enfin avoir la réelle sensation de tenir la vie d'un des personnages du jeu entre ses mains.
- Le Online. Ben oui, massacrer mes potes sur GTA ça m'éclate ! Leur sauver la vie quand ils se font courser par les flics aussi !

Les déceptions:
- Mais... qui sont tous ces gens ? On ne connaît personne ! Ou sont passé les grands symboles des GTA. Ou sont 8-Ball, Phil Cassidy, et tous ceux que l'on retrouvait régulièrement dans la série ? Je trouvais ça sympa de les voir vieillir et rajeunir au fil des épisodes, croiser un personnage dont on connaît d'avance la mort, parce qu'on l'a tué dans un épisode précédent, moi ça me faisait sourire.
- L'esprit GTA. GTA IV est plus réaliste, et ça c'est une bonne chose, mais qui dit réalisme dit disparition des personnages VRAIMENT caricaturaux. Vous allez me dire qu'il y a Brucie par exemple. Mais non, ça ne suffit pas. Il est loin le temps ou Diaz chassait les pigeons de sa voiture au fusil à pompe, ou Donald Love nous invitait à son repas cannibale (on sait toujours pas ce qu'il est devenu lui d'ailleurs), on ne verra plus non plus Kent Paul mouiller son pantalon, ou Toni Cipriani se faire engueuler par sa mère parce qu'il ne s'occupe pas assez d'elle à son goût. Dommage.
- Les choix. J'en parlais tout à l'heure comme d'une chose positive. Oui mais... choisir de laisser vivre ou de tuer un personnage, chouette, à condition que le scénario ne s'en voit pas trop changé ! Je m'aperçois que j'ai loupé des tas de missions en tuant certaines personnes, et je ne compte pas recommencer tout le jeu pour si peu. Dans quelques années peut être ?
- Les Easter Eggs. Bon à part le cœur de la statue de la liberté ? Là encore réalisme oblige, plus de délires avec des immeubles qui se transforme en pénis lumineux la nuit, ou de mecs en caleçon au fond de l'océan avec les pieds cimentés. GTA perd de son charme.
- Le scénario. Trop décousu. On part à droite, à gauche, si on se perd dans ses pensées pendant une seconde on rate des informations vraiment importantes, et on ne suit plus. Bien sur on comprend la trame générale, mais les scénarios étaient quand même bien plus basique, clairs et agréable du temps de GTA III, Vice City, et San Andreas non ? Et la fin de GTA IV me laisse un peu sur ma faim. On ne sent pas l'histoire terminée, contrairement aux autres GTA, ou le générique final signifiait vraiment quelque chose. J'ai vécu ce scénario presque comme un prétexte pour se balader en ville et voir Ô combien c'était beau.
- L'ambiance. Que j'étais heureux d'apprendre que Niko venait de l’Europe de l'est. L'une des mafia les plus violentes du monde y habite. Je m'attendais à kidnapper la femme d'un politique contre une rançon, en ayant pris soin de préalablement lui couper un de ses doigts pour l'envoyer par la poste. Et bien non, ça reste très très soft tout ça en fin de compte, en comparaison des autres volets de la série ! Souvenez vous lorsque l'on vendait des restes humains à un boucher qui en faisait des saucisses, ou lorsque l'on poursuivait un homme dans la rue armé d'une tronçonneuse. Aujourd'hui plus de ça. Une balle dans la tête et on en parle plus. C'est sobre. GTA III et GTA Liberty City Stories restent, pour moi, et de loin, les meilleurs GTA d'un point de vue scénaristique ainsi qu'au niveau de l'ambiance. Quel gâchis, il y avait un tel potentiel qui n'a pas été exploité !

En fin de compte, ce GTA reste un excellent jeu, beaucoup d'heures de bonheurs en perspectives, et je conseillerai à mes amis de l'acheter. Mais ça commence à me faire peur. A force de souhaiter le réalisme, Rockstar en oublie sa réputation "délire". Avec le "Réalisme" disparaissent lance-flamme, jetpack et Sextoy dans les douches du commissariat. On pourrait alors comparer GTA à un driver 4 ou un Getaway 3, et ça, ça serait triste. Je reste convaincu que GTA a encore de très belles années devant lui, n'oublions pas que ça reste un premier épisode sur Playstation 3/ Xbox360. Un nouveau départ pour la série donc, acceptons ces quelques erreurs qui ne sont finalement pas si graves. Je recommande malgré tout chaudement ce jeu, j’ai passé plusieurs milliers d’heures dessus, et sans exagérer, et le plaisir de jeu reste intact.

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